Revue Théâtre public #227

13 février 2018
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Pour son tout premier numéro consacré au jeune public, cette revue théâtrale de référence donne la parole à des artistes et des “passeurs” du spectacle pour l’enfance et la jeunesse.

L’évènement est suffisamment rare pour être signalé : l’une des publications théâtrales de référence, le très sérieux trimestriel “Théâtre public”, consacre son dernier numéro au spectacle jeunesse. Coordonnée par l’éditeur Pierre Banos, la revue propose un vaste tour d’horizon de la scène jeune public sous les angles successifs des écritures, de la création / programmation, et de la transmission. S’y ajoute une rétrospective en images de la Compagnie du Carrousel.

En 120 pages, entretiens, parfois croisés, et articles de synthèse proposent une large diversité de points de vue, à l’image d’un secteur d’émergence récente, et en recherche permanente. De la page blanche de l’auteur/trice à la billetterie du théâtre, Théâtre public s’intéresse à tous les maillons de la chaine. Savoureuse plongée dans le quotidien d’une compagnie au travail, le “Journal de création” des Discours de Rosemarie, de Dominique Richard, mis en scène par Betty Heurtebise et la Petite Fabrique, donne, à ce titre, un aperçu de la complexité artistique, mais aussi économique, de la création jeunesse contemporaine.

Si l’on peut regretter l’absence, à l’exception du Québec, d’un regard sur les scènes étrangères c’est la pluralité des voix qui s’expriment dans la revue qui en fait toute la richesse. Une nouvelle référence !

Geneviève Lefaure : un parcours jeune public

Théâtre Public a proposé à Geneviève Lefaure, vice-présidente de Scènes d’enfance – ASSITEJ France, de revenir sur son engagement de 25 ans au service du secteur jeune public.

Extrait : “La question du sens de l’engagement dans le spectacle jeune public est prégnante. La plupart des acteurs ont fait le choix de travailler avec la jeunesse comme une responsabilité supplémentaire vis-à-vis de ce public. La solidarité est une valeur affirmée de ce secteur qui a su infléchir les politiques publiques. Et par rapport au manque de moyens avec lequel il nous faut composer, l’idée de coopérer, de se rassembler, de mutualiser, d’accompagner est devenue évidente, même si ça ne remplace pas le soutien financier attendu. Le jeune public est encore considéré comme un art mineur qui devrait se satisfaire de moyens mineurs. En réaction, il existe un désir de faire front pour s’affirmer et se faire reconnaître”.