Par Lucie Duriez, membre du Conseil d’administration

Cet automne, le Tour d’enfance bat son plein et je vois arriver avec gourmandise les rendez-vous concoctés par les camarades des Plateformes régionales partout en France. Autant de démonstrations d’intelligence collective qui invitent à la réflexion sur nos pratiques, à l’échange, à l’ouverture. Qu’il est bon de prendre le temps d’aller voir ce qui s’invente ailleurs, de prendre un peu de champ pour mieux nourrir son quotidien et ses actions. Un temps salutaire face à l’accélération toujours féroce de nos métiers.

Ces rendez-vous nous permettront d’échanger sur des thématiques passionnantes. Ils nous permettront aussi de nous rassembler et d’affirmer notre volonté de toujours agir pour la mise en relations des enfants, des adolescents, et des arts vivants.

En ces heures de remaniement dans les ministères, il est bon de se rappeler que les choses avancent par l’action conjointe de la rue (et la jeunesse a été très présente dans la rue ces derniers jours, du Vieux Port de Marseille avec les marins-sauveteurs de l’Aquarius aux Marches pour le Climat partout en France) et des professionnels, en bonne intelligence avec les pouvoirs publics.

Et même si ça tangue, il s’agit de garder le cap…

Il y a dix ans j’ai rejoint ce beau mouvement collectif du « jeune public ». Des chantiers préfiguratifs au Manifeste pour une politique artistique et culturelle du spectacle vivant en direction de la jeunesse, des Dits de Nantes à la Belle saison en passant par les Plateformes régionales, aujourd’hui le Tour d’enfance et demain des Etats Généraux. Notre profession n’a de cesse de remettre son ouvrage sur le métier, de questionner ses pratiques et de se réinventer. Notre adresse à la jeunesse nous y oblige, au sens noble du terme. Pour eux et avec eux. Et avec vous ! Alors à très vite sur les nombreux rendez-vous !

16 octobre 2018
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