Par Geneviève Lefaure, Vice-présidente

Un 1er juin à l’image de l’enfance, plus exactement une semaine de 1er juin. Un peu avant, un peu après – pont de l’Ascension oblige – c’est toujours le 1er juin…

De l’enfance nous n’avons jamais fini de faire le tour. « Il ne faut pas lâcher l’enfance au risque de nous oublier nous-mêmes »[1] écrit Dominique Richard, le parrain, cette année, de la manifestation : l’enfance à tout âge nous permet de grandir. Alors continuons tout au long des mois qui viennent à l’interroger. « Pour ressentir ensemble, dans l’oubli des âges, par-delà les espaces et les temps, cette présence au monde (…) »[2], ne lâchons pas l’enfance !

Ne lâchons pas l’enfance, ne lâchons pas celle des enfants et des adolescents que par milliers nous rencontrons, heureux lecteurs et spectateurs de parcours mitonnés pour eux, ni celle des enfants atteints par les morsures de la vie, bien souvent révélés par les textes qui s’écrivent pour eux aujourd’hui, même s’ils ne sont pas dans nos salles. Ne lâchons pas l’imaginaire, ne lâchons pas nos rêves. Ne lâchons pas Grosse Patate, Rosemarie, Hubert, Rémi… et bien d’autres encore qui ne sont pas que « de passage ». Ne lâchons pas cette enfance qui nourrit la création artistique et nos vies professionnelles, militantes, citoyennes.

Lâchons la bride à l’enfance plutôt que de la vouloir à notre image, que les censeurs lâchent l’idée étroite, obscure, qu’ils s’en font, lâchons notre désir d’emprise sur ces enfants qui ne veulent que grandir, s’émanciper, nous lâcher… Ecoutons « leur discours ».

Une enfance bien présente au cœur du Tour qui en porte le nom, au cœur des étapes qui en dessinent l’image, à travers tables-rondes et rencontres avec des auteurs, des autrices et les passeur.euse.s des paroles qui lui sont destinées, qui cheminent, résident, s’ancrent…

Alors oui, un lâcher de ballons ! Comme un symbole. Un 1er juin joyeux et festif à l’image de l’enfance, une belle envolée d’écritures vers les théâtres, les places publiques, les écoles, les mairies, les ministères… au-delà des mers et des déserts, emportées par les vents, une belle image de l’enfance plurielle et multicolore !

L’enfance prend la parole.

[1] Lettre de Dominique Richard pour le 1er juin 2019 – Lire la lettre : cliquez ici
[2] Discours de Dominique Richard à l’occasion de la remise du grand prix de littérature dramatique 2017- Lire le discours : cliquez ici
21 novembre 2018
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